Favoriser la réussite scolaire de l’enfant

La réussite scolaire de l’enfant

John Médina, reconnu comme l’un des plus grands neuroscientifiques de notre époque, interpelle les parents en affirmant que le stress familial affecte l’épanouissement scolaire de leurs enfants.

Tout savoir sur la réussite scolaire

Quand le stress familial affecte les résultats scolaire de votre enfant.

Dans un de ses livres, John Médina, affirme que le stress dans les foyers est profondément lié à la capacité de l’enfant à obtenir de bons résultats scolaires et donc plus tard à réussir sa vie professionnelle.

Imaginez un instant !

En ce moment, les querelles vont bon train avec votre conjoint. ¨Etes-vous  efficace au travail ?

Imaginez votre enfant, moins doté que vous pour gérer ses émotions, assister régulièrement aux disputes de ses parents ? Ses parents qui sont pour lui sa seule sécurité fiable ! Pourra t’il être pleinement concentré , à l’écoute de son enseignante ? Ses résultats à l’école risquent de se ressentir.

échecscolaire

Comment votre enfant vit-il ce stress familial ?

Un certain nombres d’études montrent que déjà certains enfants à peine âgés de 6 mois ont une réaction physiologique aux conflits des adultes :

– accélération du rythme cardiaque,

– augmentation de la tension artérielle,

– augmentation de l’hormone du stress dans leur urine.

Déterminer la réussite scolaire de son enfant

Comment ce stress se traduit-il au niveau du comportement de votre enfant ?

Les spécialistes observent que ces enfants ont des difficultés à :

– réguler leurs émotions,

– se calmer,

– faire attention aux autres,

– avoir confiance en eux en cas de conflits : n’arrivant pas à calmer leurs parents, ils ne se sentent pas capable de contrôler ce qui se passe autour d’eux.

Egalement, sont constatés :

– des problème de mémoire,

– des pertes de concentration car leur esprit est ailleurs.

– une dégradation de leur santé physique : ils sont plus souvent malades donc soit plus souvent absent ou moins attentif en classe. En effet les hormones du stress affectent le système immunitaire, autant chez l’enfant que chez l’adulte !

– des troubles de l’anxiété , une dépression possible.

Ces troubles peuvent gravement perturber les processus cognitifs qui jouent un rôle important dans la réussite scolaire et donc la réussite professionnelle.

—–enfant anxieux

Quelques constats qui font réfléchir.

John médina met en avant la seconde conséquence du stress : les cerveaux stressés apprennent moins bien que les non stressés;

– Les enfants vivant dans un foyer extrêmement stressant n’ont pas d’aussi bons résultats que ceux vivant dans un foyer paisible.

– Même quand le couple parental ne se sépare pas, les enfants vivant dans un foyer instable émotionnellement obtiennent de moins bonnes notes.

– C’est plus le conflit ouvert que le divorce qui blesse les enfants et les perturbe dans leur apprentissage, concentration et mémorisation.

– Les enfants qui volent, agressent, tuent sont souvent issus de foyer familiaux très perturbés.

Lien entre environnement familial et réussite scolaire

 

Que faire pour favoriser la réussite scolaire de l’enfant

Il faudrait améliorer l’entente parentale affirme John Gotteman, célèbre chercheur sur le mariage et professeur de psychologie à  Washington.

Ce dernier peut prédire l’avenir d’un mariage en 3 minutes de contact avec le couple. Après des années d’observations de la vie de couple , il a :

–  isolé des comportements positifs et négatifs, qui mettent en jeu ou non l’avenir du couple. Il l’enseigne.

– remarqué que le système nerveux des enfants issus de couples paisibles ne se développait pas de la même façon : ils étaient plus stables tant au niveau du comportement qu’au niveau physiologique.

En améliorant la stabilité émotionnelle des couples,  Gottman et ses collaborateurs améliorent aussi celle des enfants.

 

La proposition de Médina : commencer par éduquer les parents.

Partant du principe que la stabilité émotionnelle de la famille est un des meilleurs indicateurs de réussite scolaire, Médina envisage un système éducatif où les premiers à apprendre seraient, non pas les enfants, mais les parents !

En améliorant la stabilité émotionnelle des couples,  Gottman et ses collaborateurs amélioraient aussi celle des enfants.

Si cela vous intéresse, je m’y suis penchée. j’organise à partir de la rentrée septembre 2012, des ateliers intitulés ’’ Parents-enfants, entendez-vous !’’

CMJN de base —-

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Comment améliorer l’entente parentale ?

En attendent que je publie des articles sur cette thématique, je vous propose d’aller voir 2 blogs intéressants de 2 collègues bloggeurs.

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Retard global de développement chez l’enfant

Retard de développement chez l’enfant

Il rêve !

Il ne fait rien !

Il commence à peine que les autres ont fini. Il retarde la classe. On dirait qu’il souffre d’un retard de développement !

Qu’est-ce qu’il est lent !

Ce défaut ‘’ lent’’ est souvent mal accepté car assimilé à de la paresse intellectuelle ou de la mauvaise volonté.

Mais ayons en tête que rapidité ne va pas toujours dans le sens d’efficacité !

Mais seulement, voilà, le professeur doit finir le programme avant la fin de l’année.

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Retard global de développement : Mon enfant en souffre-t-il ?

– Celui qui, sur-stimulé, entre dans une résistance passive.

– Celui qui vit sur un autre rythme, celui du monde adulte, hyper speed. ‘’ Les enfants que l’on incite trop souvent à accélérer le mouvement ou à « faire quelque chose » sont soit précoces, agités, vite lassés, soit, au contraire, lents, inhibés et peu « appétants ». Les premiers apprennent à satisfaire en priorité le désir de l’autre, les seconds, se sentant « mauvais enfants » car incompétents à donner satisfaction à leurs parents, manquent de confiance en eux. « Dans les deux cas, affirme Christian Flavigny, on les prive de ce que j’appelle les “bases de soi”. A ne pas confondre avec le retard de développement !

– Celui qui a peur…d’échouer, d’avoir honte de se tromper. Tant que l’élève n’a pas répondu et que son stylo est toujours en l’air, il a aucune chance de se tromper….ou l’espoir de découvrir la réponse sur la copie du voisin !

 – Celui qui manque de confiance en lui : Il ne prend aucun risque, évitant ainsi de vivre.

– celui qui manque d’autonomie car on fait à sa place;

– Celui qui est préoccupé

– Celui qui est perfectionniste : il préfère ne pas faire plutôt que de se tromper. Ou bien il n’est jamais satisfait et recommence sans fin et devient frustré ou alors il ne commence même pas par peur de faire des erreurs.

– Celui qui fait plusieurs choses en même temps

– Celui qui ne s’intéresse pas à ce qu’il fait (ce qui donne une concentration irrégulière par exemple en classe, à l’heure des devoirs)

– Celui qui ne comprend pas, éprouve une difficulté,

– Celui qui exprime une façon de s’opposer, un malaise, en utilisant son comportement comme mode d’expression.

– Celui qui ne sait pas s’organiser, gérer son temps.

– Celui qui présente des problèmes visuels : il est fortement conseillé de vérifier sa vue et d’aller consulter un orthoptiste.—–

 

Reconnaître le retard de développement chez l’enfant

enfantparesseuxappr_400Deux motivations existent pour expliquer le comportement normal de l’enfant considéré comme studieux :

– la curiosité de connaître son environnement,

et

– le désir de plaire et de faire plaisir à l’enseignant qui est la représentation de sa mère, à l’école.

Si l’une de ces deux motivations manque, il se produit un phénomène d’inhibition de son attention et de sa capacité de mémoriser ce qui est dit en classe.

– ou bien il cesse de vouloir connaître son environnement, il perd sa curiosité naturelle,

– ou bien il n’a plus de raison de faire plaisir à son maître ou à sa maîtresse. Un enfant ne souffre pas forcément d’un retard global de développement !

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Comment soigner un retard global de développement chez l’enfant

enfant reveurLes enfants lents peuvent devenir de grands chercheurs, ou des créatifs, car ils alternent une période de « maturation » et une période de création parfois fulgurante.

Valorisez cet atout On ne le bouscule pas et on évite bien sûr de le traiter de « lambin ».

Au contraire, on le félicite de prendre le temps d’aller au bout des choses. On lui permet aussi de s’octroyer des plages de rêverie.

En grandissant, vous verrez que ce sont des enfants souvent très appréciés et écoutés par leur entourage.

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Enfant_concentréLes enfants dyspraxiques représentent 5 à 6% de la population des enfants scolarisés.

 

 

 

Qu’est-ce que la dyspraxie ?
C’est un trouble spécifique du développement moteur qui empêche l’enfant de coordonner correctement ses gestes et de bien s’orienter dans l’espace : ses gestes ne sont jamais automatiques, nécessitent  toujours un contrôle volontaire extrêmement fatigant.

La dyspraxie n’est en aucun cas une déficience intellectuelle. Ces enfants ont une intelligence normale, voire même une facilité dans le domaine du langage.

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Comment se manifeste la dyspraxie ?

Voici les manifestations les plus courantes :

  • Lenteur et peu d’autonomie dans les activités de la vie quotidienne (habillage, repas…)
  • Maladresse : tombe, se cogne, fait tout tomber autour de lui
  • Manque de confiance en soi
  • Difficultés à s’organiser, à retrouver ses affaires
  • Difficultés à manipuler les objets, dans les jeux de plein air (ballon, corde à sauter…), à nager, à apprendre et à suivre les règles des jeux
  • Difficulté à organiser ses idées, dans la chronologie
  • retard de développement

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Notre vie quotidienne, mener rapidement, demande alors à l’enfant de s’adapter à un rythme qui n’est pas le sien. Est-ce le cas chez vous ?

Commencer par s’interroger sur sa propre précipitation est un bon point de départ. Il est urgent que les parents prennent conscience qu’ils peuvent ralentir la cadence avec leurs enfants dans les petites choses du quotidien.

D’autre propositions ?

Je vous donne rdv vendredi prochain pour en discuter. Je vous proposerai des pistes.

Si vous n’êtes pas inscrits à ma newsletter, faites-le : vous recevrez ainsi la suite, directement à domicile !

N’hésitez pas à ajouter des commentaires si vous avez déjà été confronté à un retard de développement chez l’enfant !

Enfant qui s’ennuie : comment faire ?

Enfant qui s’ennuie : que faire ?

Ma fille de 6 ans me le dit régulièrement.

En effet, ce sont des phrases qu’on entend souvent chez les jeunes enfants à partir de 3/4 ans.

Ce qui peut nous parait incompréhensible, surtout si leur chambre est pleine de jouets et de jeux. Les parents peuvent être un peu désemparés parfois mais heureusement l’éducation positive nous livre quelques conseils.

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Comment gérer un enfant qui s’ennuie

Dès la veille, dès le saut du lit, l’enfant s’inquiète de savoir ce qu’il va faire.

Il est vrai, qu’en période scolaire, le programme de nos enfants ressemble parfois à un véritable marathon : les activités s’enchainent.

De plus, souvent , il entend : dépêche-toi  !

Alors, saura t-il ralentir au moment voulu ? Saura t-il s’arrêter lorsque les week-ends, les vacances arriveront ?   

En effet, arrivé en vacances : gare au vide ! Combler 2 mois de vacances en été, c’est parfois difficile. Il reste actuellement environ 2 semaines !

Et si nous profitions de cette pause estivale qui nous reste , pour se pencher sur cette question de l’ennui.

– S’ennuie-t-il vraiment ?

– Que faire ?

– Qu’en pensent les experts ?

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L’ennui chez l’enfant, c’est normal !

Etty_BuzynJ’ai trouvé les propos de cette psychologue et psychothérapeute, Etty Buzyn très intéressants ; j’avais envie de les partager avec vous :

‘’ Je crois que les parents, dans l’idée de les éveiller, leur proposent toujours des choses à faire, et que leur “ennui ” provient de là, dès qu’ils ont un moment où ils ne sont pas occupés. Si on ne leur propose pas d’activité et qu’ils ne sont pas “cadrés”, ils ont alors du mal à mobiliser des ressources personnelles. 
Sans compter que les enfants sont aussi témoins de la boulimie d’activités de leurs parents.

… Il suffit de mettre un enfant dans un champ, une forêt, un grenier… pour qu’il trouve tout de suite un monde à créer ! Mais encore faut-il lui donner l’espace et le temps d’explorer. Or il existe une sorte de sur-activation qui porte préjudice au besoin élémentaire de l’enfant : avoir du temps pour lui, pour inventer et même S’ENNUYER. ‘’

Un enfant qui s’ennuie, qu’est-ce que ça veut dire

question Apprendre à bien décoder l’ENNUI de  notre enfant, pour lui répondre efficacement. Voilà ce qui peut se passer dans la tête de votre enfant :

 

– Je n’ai pas l’habitude de jouer seul : il y a toujours une personne en permanence avec moi. Quand je suis seul, je ne sais pas comment faire.

 

– Je ne veux pas jouer seul dans ma chambre ; seul, je ne me sens pas bien. Je veux du monde à côté de moi.

 

– J’ai faim.

 

– Je suis fatiguée.

 

– J’ai envie qu’on s’occupe de moi : occupe toi de moi ! J’existe…

 

– Ne rien faire m’angoisse : je me sens exister que par l’action, le ‘’faire’’ !

 

– J’ai fini de jouer : qu’est-ce qui se passe ensuite ? (Si votre enfant est jeune, son temps de concentration est court. S’ennuyer c’est avoir fini son jeu sans savoir ce qui peut se passer après) :y a  t-il une suite ?

 

– J’ai une émotion parasite qui me gêne ; je ne sais pas comment la gérer : j’ai faim, je suis fatigué, je suis triste…comment on fait ? Quoi faire pour les faire partir ?

 

– Quand je suis à l’école, au centre aéré … il y a toujours quelque chose faire ; mais quand je me retrouve seul à la maison, que faire ?

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  Notre enfant dit s’ennuyer : que faire ?

 

parent-enfant

A la fois, nous devons :

– l’éveiller, lui faire découvrir tout ce qui existe autour de lui, lui montrer comment s’en servir afin de le rendre autonome progressivement.

– laisser son imaginaire se développer : ne pas tout lui dire, ne pas imposer parfois de direction, de règle de jeu, de fonctionnement…Le laisser faire, le laisser chercher : ça marche, vous verrez.

– le rassurer par notre présence en venant le voir et apprécier ce qu’il fait : notre regard bienveillant encourageant l’incitera à recommencer.

– lui laisser les jeux à portée de main : pas besoin de vous déranger à chaque fois pour les sortir.

– lui expliquer que nous ne pouvons pas toujours être à ses côtés : précisez-lui alors quand vous pourrez être disponible pour lui. Repères en tête, votre enfant sera rassuré.

 

D’autre part,  nous devons aussi veiller à avoir notre bulle d’oxygène :

– un temps pour nos enfants,

– un temps  pour notre couple,

– un temps pour nous !

si vous ne voulez pas que la cocotte minute explose un jour !

 

cocotte-minute

Consultez ces 2 sites qui sont très bien faits et surtout donnent des idées originales.

 

– http://www.jeuxetcompagnie.fr/ activités pour enfants

http://www.larecreative.com/  pour découvrir , créer et partager en famille

En connaissez-vous d’autres ? Partagez dans le rubrique commentaire sous l’article.

Et vous, que faites-vous, quand votre enfant s’ennuie ?

Vos astuces sont les bienvenues dans la rubrique commentaire sous l’article.

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