Education positive : c’est quoi ?

L’éducation positive ou repenser la relation parent-enfants

En vogue depuis quelques années, l’éducation positive vise à repenser la relation qu’entretiennent les enfants et les parents. Dans ce modèle d’éducation, le développement de l’enfant est placé au centre des enjeux. L’objectif est de le responsabiliser très tôt en lui donnant des clés pour apprendre à se construire.

La discipline positive, méthode d’éducation basée sur l’encouragement et la valorisation, a été créée par Jane Nelsen docteur en psychologie aux Etats-Unis. Appelée également éducation bienveillante, la Discipline Positive propose aux parents, aux enseignants et aux éducateurs un ensemble d’outils et une méthode ni permissive ni punitive qui permet de développer chez l’enfant l’auto discipline, le sens des responsabilités, l’autonomie, l’envie d’apprendre, le respect mutuel, etc. Dans cette méthode, l’autorité s’exerce sans soumission, en conciliant fermeté et bienveillance. Les punitions sont ainsi mises de côté car selon Jane Nelsen, elles sont uniquement efficaces à court terme, contrairement aux sanctions qui donnent un sens des responsabilités et du respect des règles. Cette méthode s’appuie sur l’écoute des émotions, l’expression des besoins, la gestion des conflits sans gagnant ni perdant et la coopération.

Pour Isabelle Filliozat, conférencière et formatrice en éducation positive « Derrière une réaction inappropriée se cache un besoinNos interprétations guident notre comportement. Il est donc fondamental de mieux comprendre les motivations des enfants. ».

Les objectifs selon Jane Nelsen

  • Aider les enfants à avoir le sentiment d’être connectés et développer le sentiment d’appartenance et d’importance.

  • Se baser sur le respect mutuel et l’encouragement avec à la fois bienveillance et fermeté.

  • Etre efficace à long terme.

  • Enseigner des compétences sociales et des compétences de vie importantes : Le respect, l’attention aux autres, la résolution de problèmes et la coopération ainsi que la capacité à participer à la vie de la famille, de l’école ou de la communauté au sens large.

  • Inviter les enfants à découvrir leurs capacités et développer ainsi leur autonomie et leur estime de soi.

    Source : bloghoptoys

Propreté, respect, politesse, comment se faire obéir sans cris ni colères par nos enfants ?

Parentalité bienveillante et éducation positive sont les mots d’ordre de l’ouvrage “Kit pour une éducation positive” de Vanessa Saab

Un livre qui apprend aux parents comment faire obéir leurs enfants sans faire appel à la violence ou aux cris.

 

L’éducation positive permet aux parents dépassés par les colères de leurs petits, de gérer correctement des situations de crise et éviter que cela se reproduise.

Cela passe par des temps calme, des temps de méditation, en évitant les punitions et les privations.

Mais problème : comment faire pour que vos enfants obéissent en s’amusant ?

Souvent, lorsque les parents commencent à parler de “l’heure du coucher” ; “le brossage de dents”, etc, les enfants ont tendance à fuir ou à piquer une crise.

 

 

L’éducation positive

 

Etre parent peut être tant une bénédiction qu’un cauchemar quand l’éducation est source de conflit.

L’éducation positive prône le lâcher prise. De plus, elle permet aux parents de redevenir des exemples plutôt que des tyrans, en travaillant sur leurs blessures d’enfance, en arrêtant de culpabiliser, et en profitant de l’instant présent.

Car, être parent, c’est avant tout un plaisir !

 

Eduquer en s’amusant

Et si on pouvait éduquer tout en s’amusant ? Arrêter de passer par les punitions, les menaces et les privations…

Faire comprendre à son enfant que se brosser les dents peut être amusant, que de mettre la table aussi !

Il faut réussir à instaurer un climat de confiance, et non de supériorité. L’enfant a besoin de sentir qu’il ne fait rien par la peur ou la menace mais parce que c’est bénéfique pour lui et que cela ne sert à rien de s’énerver.

Le livre offre la possibilité aux familles d’avoir les clés pour réussir à communiquer sans violences verbales ou physiques.

 

Dans ce kit, vous trouverez tous les outils pédagogiques utiles pour éduquer votre enfant en étant bienveillant !

source : innovation-en-education

 

Le bien-être est la priorité des parents pour leurs enfants, mais se questionnent beaucoup sur la meilleure manière d’aboutir à ce résultat. De même, à l’école on développe essentiellement des compétences académiques même si l’on vise à plus long terme une bonne insertions sociale et professionnelle et par-là un bien-être durable. L’éducation positive concerne les formes d’éducation qui favorisent les compétences utiles aux apprentissages et les compétences favorisant un mieux-être de même que le « vivre ensemble ». Il s’agit d’une approche innovante s’appuyant les recherches en psychologie positive et en éducation.

Pratiques d’éducation positive

Ces pratiques sont à destination des enseignants. Il s’agit d’exercices de psychologie positive à utiliser en classe avec des élèves de tout âge. Ces exercices sont regroupés en 4 thèmes et ne nécessitent aucune formation particulière pour être utilisés. Ils ne prennent que peu de temps, ce qui ne vous mettra pas en retard dans le programme scolaire.

  • Reconnaissance et gratitude
  • Les forces
  • Relations positives
  • Attention consciente

En quoi développer la psychologie positive dans l’éducation est important ?

L’apprentissage de pratiques liées à la psychologie positive tend à renforcer la santé mentale chez les enfants. De nombreuses recherches ont démontré que développer le bien-être au cours de l’enfance favorise également le bien-être à l’âge adulte. Si les enfants développement une manière de penser différente et développe des compétences personnelles et relationnelles, celles-ci seront utiles tout au long de son existence. Aujourd’hui, les études montrent que la santé mentale diminue durant la période de l’adolescence. Il semble donc nécessaire d’intervenir en prévention de ces troubles, soit dès l’enfance.

Les exercices proposés ici sont facilement applicables au quotidien : ils ne coûtent rien, ne prennent que peu de temps par jour. Ils permettent de renforcer la confiance en soi, l’épanouissement et apprennent aux enfants des attitudes qu’ils pourront mettre en pratique tout au long de leur vie.

Source : social.fr

L’enfant fait ses devoirs à temps, il écrit bien, fait son lit et garde sa chambre rangée. Timide parfois, il aide ses parents et s’amuse tout seul. Etant donné qu’il ne pose aucun problème sur le moment, nous avons tous tendance à dire qu’il s’agit d’un enfant parfait.

Il n’est pas concerné par les problèmes des autres enfants : il ne fait pas le clown en classe, ne dessine pas sur les murs et ne frappe pas sa soeur.

Mais faut-il le prendre comme modèle de perfection ? N’y a-t-il rien à améliorer avec ce genre d’enfant ? C’est ce que nous allons voir dans ce nouvel article.

Education positive : les dangers d’un (trop) bon enfant :

En réalité, si cet enfant semble idéal, c’est qu’il fait précisément tout ce qu’on attend de lui. Et c’est précisément ça le problème.

Ces enfants ont un besoin excessif de se conformer et de faire ce qu’on attend d’eux. Et leurs futures difficultés viendront de ce besoin.

Pour un bon garçon, il est impossible de faire autre chose, il n’y a pas d’autres options. Etre bon est une nécessité et non un choix.

Il accepte d’aider sa mère, qui prétend ne pouvoir rien faire d’autre que regarder la télé, ou bien il n’ose pas se rebeller face à un adulte violent. En étant vraiment bon avec les autres, il recherche la validation et leur intérêt.

source : petitpousse.fr

N’en déplaise à l’humoriste, ce mode éducatif séduit de plus en plus de parents. La preuve, le livre Cool parents make happy kids(Des parents épanouis font des enfants heureux) s’est écoulé à plus de 15.000 exemplaires depuis janvier et le site éponyme est visité 120.000 fois par mois. Mais de quoi s’agit-il ? L’auteure, Charlotte Ducharme, explique : «C’est une philosophie basée sur la confiance, la responsabilisation et l’empathie. Quand un enfant agit mal, on tente d’en comprendre la raison plutôt que crier ou le punir». Mais gare aux amalgames, prévient d’emblée Véronique Maciejak, auteure de 1,2,3, je me mets à l’éducation positive : cela n’a rien à voir avec une éducation laxiste où l’on dit amen à tout ! L’idée n’est pas de fabriquer des enfants-rois mais de répondre à leurs besoins.

“Crises au supermarché”

Max hurle devant une petite voiture que vous n’êtes pas disposée à acheter ? Il a peut-être tout simplement besoin d’attention ! «Si c’est ça, il suffit de regarder le jouet avec lui, dire combien vous le trouvez joli et il se calmera aussitôt», commente Véronique Maciejak. S’il continue de s’époumoner, c’est que ce n’était pas le bon besoin. Il faut donc continuer à chercher. «Les crises au supermarché après l’école dissimulent souvent de la fatigue», poursuit la spécialiste qui conseille de valider ses émotions («je comprends, ce n’était pas le bon moment») puis d’expédier le reste des courses.

source : madame Figaro

Education positive, en conclusion

L’éducation positive, c’est donc une nouvelle façon d’éduquer son enfant. Elle repose sur des principes simples. L’enfant est doté d’une compréhension et d’une capacité à appréhender le monde qu’il entoure…Il faut donc le respecter et le responsabiliser en lui laissant un maximum d’autonomie et surtout lui donner la possibilité d’exprimer ses besoins et ses envies.

Qu’en pensez-vous ? êtes-vous sensible aux méthodes prônées par l’éducation positive ?

La parentalité positive : Éduquer ses enfants pour les rendre heureux !

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Qu’est-ce que la parentalité positive ?

Tous les parents sont aux prises avec ce problème. Si vous avez de jeunes enfants, vous savez que chaque jour peut être une lutte si votre enfant ne se comporte pas bien. Même les parents les plus patients et les plus attentionnés peuvent parfois ” perdre la tête ” lorsqu’ils font face à un petit humain défiant.

Considérez ceci : Un enfant d’âge préscolaire fait une crise de colère parce que papa a versé la sauce sur sa dinde au lieu de la laisser faire elle-même. Elle lève les mains en avant et en arrière, criant et pleurant pendant des heures. Par frustration, le père crie : “Arrêtez de crier MAINTENANT !”

Qu’est-ce que le parenting positif.jpgDoes it sound familier ? Je suis moi-même coupable d’avoir fait cela plus souvent que je ne voudrais l’admettre. Alors comment discipliner nos enfants sans tomber dans un tel piège “Faites ce que je dis, pas ce que je fais” ?

Bien comprendre les enjeux de la parentalité positive !

Parenting positif de Parenting
Voilà Positive Parenting. C’est une philosophie parentale et disciplinaire basée sur le travail des psychiatres viennois, Alfred Adler et Rudolf Dreikurs. Au cours des dernières années, la Dre Jane Nelsen Ed.D. a raffiné et défendu cette méthode dans sa célèbre série de livres et l’a bien fait connaître.

La discipline positive met l’accent sur le respect mutuel et utilise des instructions positives. Il met l’accent sur l’apprentissage (pour l’avenir) plutôt que sur la punition (du passé). Les études montrent constamment que l’utilisation d’une discipline positive donne de meilleurs résultats en termes de comportement de l’enfant, de croissance émotionnelle, de rendement scolaire et de santé mentale.

Voici 8 conseils pour pratiquer une discipline positive.

Conseil 1 : Concentrez-vous sur les raisons de l’action.
Il y a toujours une raison pour laquelle les enfants se comportent mal, même si la raison peut sembler stupide aux parents. C’est raisonnable pour l’enfant et c’est pourquoi ils se comportent de cette façon. Si les parents peuvent s’attaquer directement à la cause, même s’ils n’obtiennent pas ce qu’ils veulent, les enfants auront le sentiment que leurs besoins sont reconnus. Ils peuvent alors passer à autre chose sans avoir besoin de mal se comporter. Ils sont peut-être encore grincheux, mais ils n’ont pas besoin d’agir une fois qu’ils se sentent compris.

Connaître la raison derrière peut aussi aider les parents à les éviter. Par exemple, un enfant a frappé son frère. La raison pourrait être que son petit frère lui a pris son jouet et qu’il était frustré. Donc, apprendre aux enfants à demander la permission avant de prendre les affaires de quelqu’un d’autre empêchera le problème de se poser.

Pourquoi la parentalité positive est une bonne solution !

Si votre enfant ne semble jamais vous écouter, c’est peut-être parce que vos attentes ne sont pas raisonnables. Est-ce que ce que vous demandez à votre enfant de faire/ne pas faire a une bonne raison ? Est-ce nécessaire pour le bien-être de votre enfant ?

Conseil n°2 : Discipline et discipline ferme
Soyez aimable pour montrer comment être gentil et respectueux des autres. Les enfants apprennent en imitant les autres et les parents sont leurs principaux modèles. Lorsqu’un parent crie, humilie ou insulte un enfant, l’enfant apprend à faire de même lorsqu’il est contrarié. L’inverse est également vrai. Lorsqu’un parent est gentil et respectueux malgré le fait d’être bouleversé, l’enfant apprend à faire face aux difficultés avec calme et respect. La gentillesse aide aussi l’enfant à se calmer, à être réceptif au raisonnement et plus enclin à coopérer.

Etre gentil n’est pas la même chose que de céder. Beaucoup de parents assimilent à tort la gentillesse à la permissivité. Ce n’est tout simplement pas vrai. Vous pouvez dire fermement et gentiment à un enfant qu’il ne peut pas avoir ce qu’il veut. Il n’est pas nécessaire de crier, d’utiliser un ton méchant ou de parler d’une voix sévère. Un NON ferme et calme est aussi bon, sinon meilleur qu’un NON fort et méchant.

Soyez ferme dans l’établissement des limites et l’application des conséquences afin que l’enfant sache à quoi s’attendre et sur quoi baser ses décisions futures. Pratiquer la prise de décision de cette façon aide les enfants à développer leur pensée cognitive.

Conseil n°3 : Temps d’arrêt vous-même
Oui, vous avez bien entendu. Vous devez prendre un temps d’arrêt vous-même quand c’est nécessaire. Il est inévitable que parfois les parents sont simplement épuisés et en colère par le comportement indiscipliné des enfants. Mais c’est le vrai moment à faire comme je le dis et comme je le fais si vous pouvez vous calmer et parler d’une manière respectueuse et ferme. Pensez-y, si quelque chose ne va pas dans le sens de votre enfant, voulez-vous qu’il explose, ou voulez-vous qu’il ait la capacité de contrôler ses propres émotions et de rester respectueux ?

Pour moi, cette stratégie de temps mort fonctionne très bien. Quand je sens que je suis sur le point de le perdre, je dis à mon enfant que j’ai besoin d’un moment seul parce que je suis bouleversé et ensuite je vais dans une autre pièce. Le fait de m’éloigner me permet de me rafraîchir et de me rappeler mon objectif en matière de discipline, qui est d’enseigner. Pendant que j’y suis, je prends quelques respirations profondes et je me vide l’esprit pendant une seconde. Cette technique du temps libre me donne aussi plus de temps et une certaine marge de manœuvre pour réfléchir à des façons de régler le problème. Quand je reviens, je suis rafraîchi et prêt à relever le défi à nouveau.

Conseil 4 : Soyez non punitif. Soyez créatif.
Selon Positive Discipline : Les trois premières années par le Dr Jane Nelsen, la punition punitive produit quatre R qui n’aident pas un enfant à apprendre – le ressentiment, la rébellion, la vengeance et la retraite. Souvent, la punition ne peut pas arrêter le mauvais comportement.

 

Une réponse positive et non punitive est bien meilleure pour installer un enfant trop stimulé et l’engager dans l’apprentissage d’un nouveau comportement. L’une de ces réponses est d’utiliser un temps mort positif. Le temps mort positif diffère du temps mort conventionnel parce qu’il n’est pas punitif. Ce n’est pas une punition. L’enfant est retiré des stimuli qui créent ou aggravent le mauvais comportement et placé dans un endroit pour se rafraîchir et se sentir en sécurité.

Le nom complet du temps mort est Time Out From Positive Reinforcement, inventé par les psychologues du comportement, Arthur Staats, lorsqu’il élevait ses propres enfants. L’idée est de sortir l’enfant de l’environnement où se produit le comportement problématique pour enlever le renfort. Finalement, l’enfant finit par se calmer et apprend à diminuer ou à arrêter le comportement indésirable. Malheureusement, de nombreux parents l’utilisent à tort comme une forme de punition. Ils isolent et limitent les mouvements de l’enfant pendant le temps mort et ajoutent une punition secondaire en réprimandant et en donnant des leçons à l’enfant par la suite.

Pour utiliser correctement le temps mort, voici les points clés :

Indiquez clairement à l’avance vos attentes (ne pas frapper le chien) et les conséquences (temps mort). L’enfant a besoin de savoir qu’il peut choisir la conséquence par sa propre action. Ce processus l’aide à apprendre à faire des choix et à développer la pensée cognitive.
S’il choisit d’adopter le comportement indésirable, dites-le-lui calmement ou emmenez-le dans un endroit calme et sûr. Ne l’insultez pas (vous êtes un mauvais garçon), ne le grondez pas, n’ayez pas l’air haineux ou ne soyez pas méchant avec lui. C’est-à-dire, soyez gentil et ferme lorsque vous utilisez le temps mort.
Je laisse aussi mon enfant jouer avec des jouets ou se promener si cela l’aide à se calmer. Parfois, quand elle est très contrariée, je m’asseyais même pour la câliner. Rappelez-vous que ce n’est pas une punition. Par la suite, j’expliquais (pas de sermon) pourquoi son action précédente était inappropriée et je l’aidais à trouver une meilleure réponse la prochaine fois qu’elle a envie d’agir.

Un temps mort positif ne fonctionne pas dans toutes les situations. Il n’est pas facile de trouver une réponse positive à chaque situation. Positive Discipline A-Z : 1001 Solutions to Everyday Parenting Problems, également par Nelsen est plein de bons conseils et de recommandations sur la façon de discipliner positivement. Mais si vous êtes comme moi, vous ne pouvez probablement pas vous souvenir de toutes les 1001 solutions ou avoir toujours le livre à portée de main quand vous en avez besoin. Il est donc important d’être créatif et flexible.

5e conseil : Soyez clair, soyez cohérent et assurez un suivi.
Décider et expliquer clairement les conséquences du non-respect des limites avant de les appliquer. De plus, les parents doivent être cohérents et les suivre de près. Si un parent n’est pas cohérent, il y aura de la confusion. L’enfant peut continuer à tester ou à remettre en question les limites pour voir ce qui peut arriver d’autre.

Pour aller jusqu’au bout des moyens, ne dites rien à moins que vous ne le vouliez vraiment. Par exemple, ne faites pas de menaces vides pour annuler le jeu de balle s’il se comporte mal, à moins que vous ne soyez prêt à l’exécuter lorsque cela se produit.

6e conseil : Comprendre le développement du cerveau et un comportement adapté à l’âge.
Les enfants de moins de trois ans ne peuvent pas raisonner parce que la partie de leur cerveau (cortex préfrontal) responsable de la compréhension des conséquences et de l’exercice d’un bon jugement ne s’est pas encore développée. Ainsi, pour les enfants de ce groupe d’âge, la réorientation au lieu de raisonner ou de donner des conséquences devrait être utilisée.

Pour les enfants plus âgés, vous pouvez aider leur développement cognitif en raisonnant et en leur donnant des choix.

7e conseil : Faites-en une occasion d’apprentissage
Lorsque les enfants sont assez vieux pour raisonner (plus de trois ans), chaque épisode de mauvaise conduite peut être transformé en une leçon de vie inestimable.

Par exemple, quelle est la leçon de casser un jouet ? Cela signifie que l’enfant ne peut plus jouer avec lui. S’il n’aimait pas le jouet, il aurait dû le donner à un ami ou le donner pour que les autres puissent en profiter. S’il a cassé un jouet par frustration, aidez-le à trouver d’autres moyens de libérer sa colère, par exemple en frappant un oreiller. C’est aussi une bonne occasion de lui donner des vocabulaires pour expliquer ses sentiments (“Je suis en colère parce que….”) plutôt que d’agir. Vous l’aidez à développer ses capacités de communication en même temps.

8e conseil : Soyez patient et ne désespérez pas.
Une discipline positive ne produira probablement pas le changement de comportement que les parents souhaitent du jour au lendemain. Il ne s’agit pas d’obtenir des résultats rapides. Il s’agit d’enseigner un comportement que les parents veulent que leurs enfants imitent au fil du temps. Il faudra plus de temps pour voir des changements réels parce que les enfants ont besoin de répétitions pour apprendre. Il peut s’écouler des semaines ou même des mois avant que votre enfant ne commence à l’attraper. Mais lorsque cela se produira, ce sera très gratifiant et les avantages dureront toute une vie.

Avec de la patience et (beaucoup) de pratique, vous pouvez transformer des moments de discipline en leçons précieuses pour les enfants.

Aux maisons heureuses !

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Parentalité bienveillante : Qu’est-ce que c’est ?

Aussi loin que je me souvienne j’ai toujours eu une  forme d’affinité avec les enfants et le ressenti d’une sorte de fibre maternelle. Mais je n’avais pas prévue d’être mère si tôt,  lorsque j’appris donc ma grossesse, en moins d’une fraction de seconde je suis passée par toutes les émotions. Se rendre compte que l’on porte la vie en soi, c’est indescriptible. Mais c’est aussi et surtout beaucoup de responsabilité. Et si probablement j’ai eu un profond sentiment de joie, j’ai surtout ressenti énormément d’appréhension. Je ne m’étais pas préparée à être mère dans l’immédiat. Je n’avais pas prévu cette grossesse. J’ai donc été saisi de multiples interrogations ; Comment est-ce que j’allais faire ? Serais-je à la hauteur?Comment pourrais-je m’y préparer au mieux? Quelle éducation voudrai -je  pour mon enfan t? Comment réussir à m ‘épanouir dans ce nouveau schéma de vie  ? J’étais tout à fait débutante dans ce rôle de mère, d’autant qu’il faut dire je n’avais jamais eu dans mon entourage de bébé. En effet, pas de petits frères ou sœurs, ni de cousins ou cousines dont j’aurai pu m’occuper, au contraire je n’avais jamais gardé un enfant de ma vie, ni même préparé  un biberon et encore moins changé de couche. J’ai donc très vite senti le besoin de me renseigner, de lire sur le fait de devenir parens et j’ai ainsi écumé  les sujets et livres sur la parentalité pour me faire une idée de ce qui m’attendait. J’ai pris goût à me renseigner sur tout ce qui est attrait aux pédagogies alternatives, aux instructions extrascolaires, mais aussi au développement humain tant physique que cérébral, et c’est d’ailleurs pourquoi j’ai ouvert mon blog afin d ‘échanger et s ‘enrichir à ce propos.

 

Au fil de mes recherches, je me suis très vite intéressée à la parentalité bienveillante également appelée parentalité positive. Je préfère la seconde appellation qui rejette l’insinuation contraire d’une parentalité malveillante, ce que j’estime plutôt rare. En effet, des parents particulièrement sévères voire punitifs ne sont pas forcément malveillants. Il faut éviter les raccourcis dans les deux sens, tout comme éducation bienveillante ne veut pas dire tout permettre, toujours dire oui, laisser tout faire sans jamais s’y opposer. C’est très caricatural et c’est pourtant un cliché bien répandu. Je me souviens d’ailleurs d’une remarque de ma mère, lorsque je lui parlais de mes lectures à propos de l’éducation positive ;  «mais bien sûr ! les enfants finissent par dessiner sur les murs et les parents les laissent faire sous prétexte qu’ils expriment leur côté artistique » voilà ce qui résume assez bien ce que beaucoup ont comme à priori sur ces méthodes éducatives. Peut-être d’ailleurs que toi aussi tu en as une idée préconçue ? Alors la parentalité positive qu’est-ce que c’est ? Quelles sont les grandes lignes de l’éducation bienveillante ? Il n’y a pas de de définition exacte et il existe, évidemment, plusieurs approches, et je te livre ici la mienne :

 

L’éducation positive, ou accompagnement bienveillant de l’enfant, repose évidemment aussi sur le principe de discipline. Que cela soit bien clair. La nuance est la recherche de l’autodiscipline plutôt que la soumission parfaite aux ordres parentales. Il ne s’agit pas de laisser une totale liberté ni d’imposer des limites restrictives incomprises par l’enfant mais de poser des règles constructives compréhensibles pour l’enfant – j’ai envie de préciser pour le parent également, combien de parents donnent des ordres qu’eux-mêmes ne comprennent pas, mais j’y reviendrai. On tente ainsi d’orienter l’enfant vers le positif, sans lui coller l’étiquette d’enfant difficile, de petite terreur, de vrai monstre ou encore de méchant. Beaucoup imagine que ce qui demande du travail c’est de dire « non » à un enfant et de rester ferme sur celui-ci. En réalité, cette discipline autoritaire du « je t ‘ai dit non, c’est non, c’est moi qui décide, un point c’est tout» est ce qu’il y a de plus facile. En effet, nous ne cherchons ni à comprendre l’enfant, ni à ce que l’enfant nous comprenne. Nous ne cherchons que la soumission à un ordre donné par l’autorité parentale. Se mettre à la hauteur de l’enfant, prendre en compte son développement, telle que son immaturité cérébrale qui se traduit notamment dans la difficulté à gérer ses émotions, les facteurs externes, tenir compte de son point de vue, justifier à sa hauteur le pourquoi d’une règle, fournir l’effort d’écouter et de se faire comprendre, essayer d’en tirer sans cesse quelque chose de constructif et donc de positif, pour que l’enfant s’auto-discipline, tout cela demande, en revanche, un travail phénoménal. Mais comme tout travail, il paie. Ces efforts permettent une meilleure entente et ambiance familiales, et l’épanouissement de chacun, aussi ils permettent de responsabiliser l’enfant et l’éduquer, l’accompagner positivement.

 

Là ou une éducation autoritaire punit, l’éducation positive solutionne. On cherche des solutions adaptées plutôt que des punitions. Par exemple, tu laisses ton fils de 20 mois jouer avec le fils de ta voisine, qui lui pique sa voiture. Tu lui proposes alors la même voiture, similaire « ce n’est pas grave, tiens, joue avec celle-ci, c’est la même ». Mais voilà que ton enfant le mord, et se met à pleurer, de même son camarde mordu se met à hurler. C’est donc la grosse crise. On peut punir l’enfant « parce qu’on ne mord pas, c’est pas bien, tu es vraiment méchant » ce dernier se retrouve alors puni dans un coin, en pleurant encore davantage car il se sent incompris et méchant, d’ailleurs ce genre de phrases accusatrices sont bien plus nocives que ce qu’on pense, l ‘enfant à très vite tendance à vouloir satisfaire le rôle dans lequel on l’enferme. On peut aussi aussi punir le second, après tout « on ne pique pas les jouets des autres » et voilà que le deuxième pleure dans l’autre coin. Ils seront punis, certes, mais n’auront rien compris. Au contraire, dans ces situations, l’enfant se sent incompris et cela génère davantage de stress et donc davantage d ‘émotions, qui, rappelons-le, il ne peut pas gérer à cet âge-ci, tout simplement parce que son cerveau n’est pas encore tout à fait mature pour gérer les émotions. Autrement, on peut tenter de trouver des solutions, tout d’abord la cause de cette morsure et même de cet arrachage de jouet et comment l’éviter. Ici, un enfant de 20 mois, lorsqu’il possède un jouet ou voit son camarde heureux avec un jouet, il pense que cette joie est procurée par l’objet même qu’il tient entre ses mains, il n’est pas encore capable de projeter dans son cerveau qu’il pourrait avoir cette même joie avec un autre jouet, quand bien même parfaitement similaire. Ce qui l’intéresse c’est ce que détient son copain et qui le rend heureux et non l’objet en lui-même. Il veut lui aussi être content et en déduit, que c’est ce qu’il a dans ses mains qui le rend content, c’est pourquoi il s ‘en empare ou refuse d’en être séparé. L’enfant se trouve donc contrarié, il va donc chercher à l’exprimer, mais il n’est pas capable de le faire verbalement, il va donc mordre pour s’affirmer. Dans cette situation, le rôle du parent ou de l’éducateur est primordial, il doit aider l’enfant à gérer son émotion, en commençant par exemple par un câlin, qui va déclencher de l’ocytocine comme hormone et permettre de ne pas se laisser submerger par ses émotions, mais de se sentir apaiser, il est important ensuite de l’aider  par exemple à mettre des mots sur ses émotions : « Tu es en colère, je comprends que tu sois très contrarié,   car il t’a piqué le jouet avec lequel tu t’amusais. Toutefois, on ne mord pas, car ça lui fait mal et on ne blesse pas ses camarades. »  l’enfant se sent compris lorsqu’on met des mots sur ses émotions, cela l’aidera aussi à les exprimer le plus tôt possible verbalement plutôt que sous forme de crise émotionnelle, souvent traduite par des pleurs. L’enfant se calme alors très rapidement et les jeux peuvent reprendre.

 

D’autres concrets comme le moment du coucher peuvent être cités ;l’enfant refuse de dormir, on peut choisir la facilité : laisser pleurer l’enfant dans son lit, il finira par comprendre qu’on ne répond pas à ses besoins et effectivement par se taire. On peut chercher la cause de ces pleurs ; est-ce qu’il a faim, soif, a-t-il compris que c’était l’heure de dormir, a-t-il besoin d’être rasssuré ou tout simplement n’a-t-il pas envie de dormir? A-t-on le droit, d’ailleurs, de prendre en compte l’envie d’un enfant de 18 mois ou cela fait de nous des parents laxistes ? Si l’enfant a soif ou faim, le problème est généralement très vite solutionner. Il est plus difficile,en revanche, de l’aider à comprendre le moment du coucher, il existe pourtant des façons d’agir efficacescomme l’instauration de routines qui permettent à l’enfant de se rassurer et se repérer. Il comprend au fur et à mesure, qu’après la douche, il y a une histoire racontée, et qu’après l’histoire, c’est l’heure de dormir. Il s’y prépare donc bien avant et accueille d’une meilleure manière le moment du coucher. Dormir c’est aussi se séparer de ses proches, et cela peut être très angoissant pour un enfant, c’est donc tout à fait normal qu’il aie besoin d’être rassuré et de ressentir votre présence à ses côtés; pour combler ce besoin affectif il y a le maternage proximal mais pas seulement, s’allonger au côté de l’enfant, le câliner, le masser, libère par exemple des hormones comme l’ocytocine qui l’aident à se sentir mieux, à se détendre et s’endormir apaiser. Alors oui, cela demande de rester plus longtemps et des efforts, mais tout le monde en ressort encore une fois gagnant.

L ‘éducation positive, par ou commencer ?

 

Des petits changements quotidiens peuvent très vites permettre d’améliorer l’ambiance familiale. La première des choses, est de se renseigner sur les phases de développement de l’enfant, afin de bien comprendre comment il fonctionne, ce qui peut être exigé ou non de lui, et adapter nos comportement en fonction de cela. Je compte bien t’aider sur ce premier point, en publiant régulièrement sur mon blog, différents articles sur les stades de développement de l’enfant entre 0 et 6 ans.

 

Le deuxième point est de s’orienter vers le positif : qui n’a jamais entendu du terrible two? Entre 18 et 36 mois, l’enfant s’affirme et rentre dans ce que certains appellent une phrase d’opposition. En même temps, lorsqu’on lui dit continuellement non pour affirmer notre autorité de parent, on ne peut que s’attendre à ce que l’enfant emploi également sans cesse le non pour affirmer sa personnalité d’enfant. Pour éviter l’emploi abusif du non, préférer  par exemple dire stop pour stopper nette une action ou encore employer des phrases affirmatives plutôt que la négation : “Marche à mes côtés, c’est plus sûr pour ta sécurité » plutôt que « ne cours pas »

Essaie de garder ton tshirt propre s’il te plaît » plutôt que « ne te salis pas » « Coloris sur la feuille sans dépasser » plutôt que « ne dessine la table ». Tout d’abord, des instructions affirmatives sont bien plus claires et donc bien mieux comprises par l ‘enfant. En effet, rappelons-nous encore une fois, que leur cerveau bien que extrêmement développé, n ‘est pas encore identique au nôtre dans le traitement de l’information. Dire à un enfant de ne pas faire une chose, lui demande dans un premier temps d’identifier la chose puis dans un second de temps, comprendre qu’il ne faut pas la faire, et on exige de lui que cela soit fait de manière simultanée alors que cela est compliqué même pour un cerveau adulte. Isabelle Filliozat cite dans son livre « J’ai tout essayé » l’exemple suivant ; ce serait comme dire à un adulte « n’imagine pas une girafe ! » naturellement nous allons d’abord nous imaginer la girafe avant de tenter de l’exclure de notre imagination. On constate donc que les ordres négatifs sont bien plus difficiles à comprendre et mettre en pratique qu’une phrase affirmative claire qui permet à l’enfant de comprendre ce qu’on attend de lui. De plus, il se sent ainsi responsabilisé, et donc ressent moins le besoin de s’opposer pour s’affirmer puisqu’on lui donne l’opportunité de le faire en étant responsable, il est ainsi plus emprunt à écouter et faire ce qui est voulu.

 

Le troisième point consiste à éviter d ‘employer le « tu » accusateur et culpabilisateur, « tu me fatigues » « tu es méchant » « tu es sales » encore une fois, ces phrases loin d’être anondines, peuvent très vite pousser l’enfant à vouloir satisfaire cette idée qu’on a de lui et le pousse ainsi à se renfermer dans le rôle du méchant, fatiguant et ainsi de suite. Il faut donc priviliéger des phrases comme « Je suis fatiguée, car tu as été très excité toute la journée » ou bien « Je trouve méchant le fait de ne pas vouloir partager son gouter » et encore « ton pull est tout sale »

 

Le quatrième est de ne pas faire à ton enfant, ce que tu voudrais pas que l’on te fasse. Tu es entrain de faire une superbe activité, tu es hyper concentré et là, on t’arrache et on te pose dans le lit, à barreau qui plus est, dans le noir parce que « c’est l’heure de dormir et ce n’est pas toi qui décide ». Je crois que tu réagirai comme lui. C’est important donc d’ accompagner l ‘enfant, se mettre à sa hauteur pour tenter de lui faire comprendre qu’il est l’heure par exemple d’aller dormir. Il faut l’aider à s’y préparer par exemple à l’aide des routines ou par le fait de l’énoncer verbalement. « Nous avons bien joué au parc aujourd’hui, tu veux qu’on y revienne demain ? Fais encore trois tours de toboggan et nous allons rentrés à la maison. Tu veux compter avec moi ? » L’enfant commence à se mentaliser le départ et cela permet de désarmoçer la crise.

 

Le cinquième point, toujours dans le but de responsabiliser l ‘enfant pour lui permettre de s’affirmer, il est important de lui proposer des choix ; tu souhaite mettre le pantalon noir ou le  pantalon rouge aujourd’hui ? » ou encore dans le but de le préparer à la fin d’une activité «  nous allons bientôt rentrés. Tu veux passer par quel chemin ? Celui vers la marre aux canards ou bien tu préfères passer côté des fontaines ? » « Tu voudrais que je te lise quelle histoire ce soir ? »

 

Je t’ai livré ici quelques clés pour appliquer au quotidien des principes basiques de bienveillance, rassure-toi, ils sont pour tout le monde bien plus difficiles en pratique qu’en théorie. Crier parfois, être autoritaire, ne fait pas de nous des parents malveillants pour autant. Mais petit à petit, en appliquant davantage de ces préceptes et en comprenant mieux son enfant ainsi qu ‘en se faisant mieux comprendre par lui, l’épanouissement familale sera alors au rendez-vous. N’oublie pas que la montagne est faite de petits cailloux ! Il en est de même pour l ‘éducation, chaque petit geste qui tend à l ‘amélioration compte.

 

N’oublie pas, il n’y a pas de parents parfaits ni d’enfants ingérables, alors positive !